Le double G.
V.

Pendant ce temps au bar, les Vipères en eurent marre et décidèrent d’un commun accord de rentrer et laisser la soirée se finir sans eux. Sexysperma avait proposé de passer dans sa demeure avant que tout le monde ne se sépare. Ils se mirent donc en route ensemble.
Sur le chemin, une souillure étrange attira le regard de L’homoover. La tache avait une forme inhabituelle. Il s’en approcha.

-    Hé les amis, venez voir ça s’écria-t-il. Je crois que je viens de tomber sur quelque chose d’inhabituel.
Tous accoururent. Sexysperma saisi la première la chose et d’un geste prompt la déplia.
-    On dirait un ballon de baudruche en forme de jeune homme dénudé dit elle d’un air mystérieux.
-    Regardez, là, des vêtements éparpillés, et là d’autres trucs, lança Cyprin.
-    Mais qu’a-t-il pu se passer ici, demanda à voix haute Herr.Ektor.
-    J’ai déjà vu de ces choses, déclara alors Pseudo.Me.
Le silence se fit.
-    C’est l’œuvre d’un Gay-Garou.
-    D’un Gay Garou, reprirent en chœur les compères.
-    Oui, vous avez bien entendu. Un Gay-Garou. Je ne savais pas que ça existait encore. Les êtres de cette espèce ont beaucoup sévit à Londres dans les années 80. Ils sont infectés par une sorte de virus qui les pousse à se nourrir de l’énergie sexuelle des êtres humains qu’ils croisent ; peu importe leur beauté, seul compte leur énergie libidinale.
-    Tu veux dire qu’ils… laissa en suspend Herr.Ektor.
-    Oui, répondit Pseudo.Me. Les Gay-Garous, ou double G, déclenchent une envie de sexe chez leur victime qui devient aussitôt consentante. Une fois leur charme lancé, ils peuvent agir très vite s’ils le veulent, cela dépend de leur degré de perversité. Ils aspirent toute trace d’énergie sexuelle de leur proie et y prennent beaucoup de plaisir. Leur soif de sexe les pousse à en vouloir toujours plus, un peu comme un junkie. Pourtant il y a quelque chose qui cloche.
-    Quoi, s’enquit Sexysperma.
-    Les double G n’attaquent que les soirs de pleine lune et ce soir la lune est noire.

Un ange passa mais personne ne le remarqua.

-    Peut être ont-ils muté ?
-    Il nous faut l’avis d’un expert. Appelons le meilleur pinochatologue de la terre, téléphonons à Seliba.
Sexysperma sortit son téléphone portatif et composa le numéro crypté à 23 chiffres de Seliba. Celui-ci décrocha en un éclair. Sexysperma lui exposa la situation en joignant à son monologue des photos des scènes de crime, que les autres Vipères envoyaient par MMS. Car crime il y avait bien eu.
-    Pseudo.Me a raison, confirma Seliba. Nous sommes bien en présence des restes d’un repas d’un double G. Pourtant, la souche virale présente à Londres dans les années 80 était sensée avoir disparu mystérieusement avec l’apparition du mouvement grunge dans les années 90 et la prolifération des gonorrhées et autres mycoses sordides. Tout ceci ne présage rien de bon. Envoyez moi des échantillons pour que je les analyse.
-    Ce sera fait dès la première heure demain, répondit Sexysperma.

Les vipères étaient sous le choc. Cela ressemblait fortement à un coup du démon Criz. Il leur fallait réfléchir un peu à tout ça et aller se reposer.

Chapitre suivant →